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Festival Mascaret : l’onde vive de l’Occitanie en Gironde Alain Pierre
Festival Mascaret : l’onde vive de l’Occitanie en Gironde
Dans la pénombre feutrée du studio d’enregistrement, le mot d’accueil fuse comme une poignée de main : « Adishatz ! » Au micro de l’émission, Miquèu Mourany ne cherche ni l’emphase ni l’effet de tribune. Sa voix, teintée de la rondeur chaleureuse du Sud-Ouest, porte l’assurance tranquille de ceux qui ne défendent pas un vestige, mais nourrissent un foyer vivant. Porté par l’Institut d’Études Occitanes (IEO 33), le festival Mascaret célèbre sa quinzième édition : une onde culturelle qui, à l’image du fleuve dont elle emprunte le nom, remonte le cours des habitudes pour réveiller la Gironde.
De Bordeaux à Lacanau, de Bazas à Pessac, Mascaret refuse l’enclos du musée. Entre projections de cinéma, joutes poétiques et bals endiablés, la programmation tisse une présence concrète, vibrante.
L’enjeu dépasse le seul folklore. Au fil des chroniques radiophoniques — qu’il s’agisse des réflexions écologiques reliant diversité biologique et richesse linguistique, ou de l’étymologie paysanne révélée avec verve —, une même certitude s’impose : perdre une langue, c’est dépeupler notre regard sur le monde.
Miquèu Mourany incarne cet archétype précieux du semeur modeste. Face aux contraintes budgétaires et à l’indifférence moderne, il oppose la force inépuisable de la transmission populaire : celle des écoles Calandretas, des ateliers du soir et des chants transmis de bouche à oreille.
Quand l’antenne se referme sur les derniers accords d’une polyphonie vibrante, une évidence demeure : tant que des voix lucides et généreuses porteront cette parole, la terre de Gascogne ne sera jamais muette.
Un texte formulé par Simon Bordelais.
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Festival Mascaret : l’onde vive de l’Occitanie en Gironde Simon Bordelais
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