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Saint-Laurent-du-Bois : une fanfare pour connaître son voisin Mathieu Romain
Territoire – 14 juillet 2026 par Mathieu ROMAIN
Maxime Izaute sourit devant le micro. L’année dernière, pour la deuxième édition de leur nouvelle formule, il a couru avec son équipe entre les tables en priant pour que les stocks de nourriture tiennent le coup face à l’affluence. La fête de village a basculé vers autre chose, recréant un espace joyeux où les habitants sont presque obligés de se croiser pour de vrai.
Maxime Izaute a grandi ici, jusqu’à ses 18 ans. Ses années d’école, il les a passées sur le RPI qui lie Saint-Laurent-du-Bois, Saint-André et Sainte-Foy-la-Longue. Puis, il y a trois ans, le besoin de revenir aux sources s’est fait sentir. Son ami d’enfance, Axel, aujourd’hui président du comité des fêtes, l’a embarqué pour réveiller la fête communale.
Le constat de départ était limpide : les anciens formats s’essoufflaient. Les longs repas, où seuls les habitués historiques se retrouvaient, ne faisaient plus recette auprès des nouvelles générations. Maxime, ancien DJ dans des soirées locales, savait qu’il fallait du rythme et de la circulation.
« On a pris du coup la décision de ne plus forcément faire le repas à table avec un service comme au restaurant, voilà, quelque chose d’un peu plus dynamique. »
La deuxième édition de ce format ouvert, a surpris tout le monde. Les bénévoles du comité se sont retrouvés débordés par un public inattendu, frôlant la rupture de stock. Mais cette énergie a payé. Séduits par l’initiative, trois nouveaux habitants ont proposé de rejoindre l’équipe dans la foulée pour prêter main-forte cette année.
Saint-Laurent-du-Bois illustre le paradoxe de la campagne d’aujourd’hui. On quitte la métropole pour le calme, on dit bonjour par-dessus la haie, mais on ne se connaît pas vraiment. L’épicerie n’est plus là, le bar non plus. Les riverains démarrent leur voiture tôt le matin pour travailler à trente ou cinquante kilomètres, réduisant parfois le village à un lieu où l’on ne fait que dormir.
La fête communale, soutenue par la mairie de Saint-Laurent-du-Bois, ne se résume plus à une simple animation estivale. C’est devenu une mission locale de premier plan : fabriquer de la convivialité à la main, pour que l’on découvre enfin que le voisin d’en face s’appelle Julien et qu’il pointe à la pétanque avec talent.
Les 17 et 18 juillet, l’esplanade et la salle des fêtes serviront de cadre à ces grandes retrouvailles. Le vendredi soir ouvrira le bal avec une séance de cinéma en plein air. Le samedi, dès 13h30, le traditionnel concours de pétanque en doublette prendra possession du terrain. La Grignote s’occupera du stand sucré, pendant que le domaine Comau Frérot assurera le service au stand de vin.
Dès 18h, la fanfare Y’a pas l’feu, venue en voisine depuis Saint-Pierre-d’Aurillac, donnera la cadence.
« Il faut presque les cadrer, c’est limite à nous de leur dire « faites une pause, allez boire un coup ! » »
Côté restauration, l’efficacité est de mise : moules-frites ou jambon braisé aux pommes de terre, pour réunir tout le monde. La soirée se prolongera avec le duo Be’N Jane, un feu d’artifice si la météo le permet, et un DJ set replié à l’intérieur pour préserver la quiétude de l’extérieur. Et sur la place, le redoutable taureau mécanique des années passées a définitivement cédé sa place à un grand château gonflable. Une belle façon de faire rebondir le village.
Pratique
Quoi : Fête communale de Saint-Laurent-du-Bois
Où : Autour de la salle des fêtes (repli en intérieur si pluie)
Quand : Vendredi 17 juillet 2026 (cinéma en plein air) et samedi 18 juillet 2026 (pétanque dès 13h30, concerts le soir)
Tarifs : Entrée libre, restauration sur place, inscription à la pétanque sur place
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