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Langon : la gare frôle le million de voyageurs, bus, vélos et covoiturage suivent

today21 septembre 2026

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Actualité locale · 21 septembre 2026

La gare de Langon accueille désormais près d’un million de voyageurs par an, presque deux fois plus qu’en 2020. Le maire, Jérôme Guillem, l’a annoncé lundi 21 septembre, lors d’un point presse organisé pour la Semaine européenne de la mobilité. Une étude va être lancée pour rendre la gare accessible à tous.

998 000 voyageurs en un an

La SNCF a transmis ses derniers chiffres au maire la semaine dernière : 998 000 voyageurs sont passés par la gare en un an. Ils étaient 533 000 en 2020, une année marquée par les confinements, et 674 000 en 2021. Les données publiques de la SNCF en comptaient 924 000 en 2023.

Le nombre de trains a suivi : 80 par jour dans les deux sens, contre 55 en 2020. D’après le maire, les études prévoyaient le million de voyageurs dans une quinzaine d’années. « On y a été plus vite que prévu », résume-t-il.

Selon Jérôme Guillem, Langon est la 7e gare de Gironde et la 18e de Nouvelle-Aquitaine. Il insiste sur un point : les trains ne servent pas qu’à partir travailler à Bordeaux. Beaucoup de voyageurs viennent à Langon pour y travailler, se soigner à l’hôpital ou étudier sur le campus.

Une étude à 150 000 euros pour l’accessibilité

La gare doit être adaptée aux personnes en fauteuil, aux poussettes et aux voyageurs chargés. Il faut revoir la hauteur des quais et le passage d’une voie à l’autre. Le maire cite en particulier le quai du milieu, le plus étroit.

L’étude coûte 150 000 euros, payés par l’État et la SNCF. Elle est validée et la SNCF va la lancer. Elle remet à jour une première étude de 2014, faite quand la gare accueillait beaucoup moins de voyageurs. Jérôme Guillem dit porter ce dossier depuis cette date.

Le maire voudrait aussi que la gare devienne une « gare nationale ». Selon lui, la préfète de la Gironde, Sophie Brocas, a évoqué cette piste lors de sa visite à Langon, le 26 août. D’après lui, ce classement ferait avancer la gare dans le calendrier des travaux d’accessibilité. C’est pour l’instant un projet. Le maire précise qu’il ne réclame pas d’arrêt de TGV.

Un pôle d’échanges autour de la gare

Un pôle d’échanges est un lieu où l’on passe facilement du train au bus, au vélo ou à la voiture. L’État, la Région, le Département, Bordeaux Métropole, la Ville et la SNCF ont signé un accord pour en créer un à Langon. La Région l’a voté le 17 mars 2025.

Le site du RER métropolitain prévoit une gare routière, un parking à étages et un parvis plus calme. Le début des travaux y est annoncé pour le second semestre 2028. La même année, une ligne de train doit relier Langon à Saint-Mariens sans changement à Bordeaux.

Un bureau d’études aide maintenant les élus à placer les parkings et les accès. Jérôme Guillem veut « les solutions les moins coûteuses », pour les collectivités comme pour les habitants.

Éviter que les voitures envahissent la ville

Le maire veut éviter que la gare attire des milliers de voitures garées toute la journée en ville. Selon lui, des automobilistes se donnent déjà rendez-vous sur le parking de l’hôpital pour partir en covoiturage. Des parkings relais sont à l’étude avec Sud-Gironde Mobilités. On y laisse sa voiture pour prendre le bus ou le train.

Bus gratuits : la gare, premier arrêt de la ville

Sud-Gironde Mobilités organise les transports de trois communautés de communes. Ses bus sont gratuits depuis un an. Le maire a confié à Clément Bosredon, son adjoint, le suivi de la mobilité pour la ville. L’élu fait le lien entre la Ville, la communauté de communes, la SNCF et les autres partenaires. Il a présenté les chiffres de Langon.

La ligne B de Langon, qui regroupe les lignes B1 et B2, compte plus de 40 000 montées par an. La gare arrive en tête, avec près d’une montée sur cinq. Les montées à cet arrêt ont bondi de plus de 86 %, selon l’élu.

Viennent ensuite les arrêts des quartiers d’habitation, avec près d’une montée sur quatre. La zone commerciale de Moléon en représente environ 20 %. Un nouvel arrêt vient d’ouvrir chemin de Peyrot, près de cabinets médicaux.

Ces bus sont payés par le versement mobilité, une taxe versée par les employeurs d’au moins onze salariés. Pour Jérôme Guillem, la gratuité protège le budget des ménages. Elle aide aussi ceux qui ne pouvaient pas aller travailler ou se former faute de moyen de transport.

Transport à la demande et le Transport d’Utilité Sociale

Le transport à la demande fonctionne comme un bus sur réservation. Il permet de sortir de Langon. Il circule désormais de 8 heures à 18 heures, et un arrêt de plus a été créé en ville.

Le Transport d’Utilité Sociale (TUS) transporte les personnes fragiles. Selon Clément Bosredon, 24 % de ses trajets partent de Langon et 41 % y arrivent, souvent pour des rendez-vous médicaux.

Vélos et voitures partagées

Langon compte 35 vélos électriques en libre-service, répartis sur quatre stations, comme nous l’annoncions le 10 septembre. D’autres stations pourront suivre si le besoin se confirme, selon Clément Bosredon.

Citiz propose deux voitures partagées, réservables avec une application : l’une à la gare, l’autre place Kennedy. 33 Langonnais sont inscrits. Les réservations et les kilomètres parcourus ont doublé en un an, selon l’élu. Une troisième voiture est à l’étude, selon Emmanuel de Lestrade, du service communication de la ville.

Covoiturage : un départ garanti vers Mérignac

Depuis cet été, les lignes Covoit Modalis proposent du covoiturage sans réservation. La ligne 4 part de Langon, au parking de covoiturage de l’échangeur n° 3 de l’A62. L’arrêt se trouve sur l’arrêt de bus « Langon Péage Ouest ».

Depuis Langon, on peut rejoindre sept arrêts : trois à Mérignac (Caroline Aigle, Grange Noire, Haillan Rostand), deux à Pessac (Gutenberg, Parc industriel) et deux à Villenave-d’Ornon (Centre, parking relais Pyrénées).

Le passager demande son trajet par l’application ou par SMS. Le départ est garanti : si aucun conducteur ne se présente dans les 15 minutes, un autre transport gratuit prend le relais. Le trajet est gratuit pour les passagers jusqu’en février 2027.

Les conducteurs touchent 2 euros pour le premier passager et 1 euro pour chaque passager suivant. Jusqu’au 30 novembre, ils reçoivent aussi 1 euro par trajet déclaré aux heures de pointe au départ ou à destination de Langon, même sans passager. Le service est porté par Nouvelle-Aquitaine Mobilités.

Pistes cyclables et rues plus calmes

En 2014, Langon n’avait qu’une piste cyclable, avenue du Général-Leclerc, selon le maire. La ville a ensuite créé des zones limitées à 30 km/h. À partir de 2016, elle a sécurisé des carrefours et les abords des écoles, des collèges et du lycée.

Mardi 15 septembre, la ville a reçu les travaux réalisés devant le collège Jules-Ferry et le lycée Jean-Moulin. D’autres aménagements suivront, notamment avenue Salvador-Allende. La ville attend toutefois de connaître ses moyens financiers pour les prochaines années.

Sur les routes nationales, le maire demande l’appui de l’État. Les règles prévues pour les convois exceptionnels, comme ceux d’Airbus, bloquent certains travaux. Selon lui, ces convois ne passent pourtant plus par Langon.

Route d’Auros, Jean-Luc Gleyze, président du Département, a confirmé au maire que des études de circulation sont lancées. Des réunions de quartier sont prévues à propos des automobilistes qui coupent par les rues résidentielles en suivant leur GPS. Des panneaux indiquent aussi aux piétons leur temps de marche.

Le péage de l’A62 toujours contesté

Jérôme Guillem a de nouveau demandé à la préfète la gratuité de l’autoroute A62 entre Langon et Bordeaux. Chaque année depuis 2020, il écrit au Premier ministre avec les communautés de communes Convergence Garonne et du Réolais en Sud-Gironde. Il cite Libourne, reliée à Bordeaux sans péage.

En 2024, le gouvernement avait écarté cette gratuité en réponse à un sénateur de la Gironde. Les contrats des grandes sociétés d’autoroutes prennent fin entre 2031 et 2036. En attendant, les élus du Sud-Gironde refusent de financer une voie réservée au covoiturage sur une autoroute payante.

Sources : point presse de la mairie de Langon du 21 septembre 2026, SNCF, Sud-Gironde Mobilités, projet RER métropolitain, Nouvelle-Aquitaine Mobilités, Lignes Covoit Modalis, Intramuros, Sénat. Photo : Ville de Langon.

Écrit par: Cédric Labarbe

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