play_arrow
REM Radio, l’autre Gironde REM Radio
Le rassemblement prévu à Bordeaux le samedi 24 octobre 2026 n’a pas reçu le feu vert des services de l’État. En fin d’après-midi, ce vendredi 23 octobre, la préfète de la Gironde, Sophie Brocas, a annoncé l’interdiction du défilé revendicatif.
Le parcours déposé en matinée par l’intersyndicale réunissant la CGT, la FSU et Force Ouvrière prévoyait un départ à 14 heures depuis la place de la Bourse. Le tracé devait traverser les artères centrales de la métropole girondine.
La représentante de l’État s’est exprimée lors d’un point presse organisé à 17 heures. Sophie Brocas a expliqué que les échanges menés durant l’après-midi avec les organisations syndicales n’avaient pas permis de trouver un accord. La préfète a rappelé à cette occasion que la participation à un rassemblement interdit constitue un délit passible d’une amende.
Cette décision administrative suscite la vive opposition des responsables syndicaux. Stéphane Obé, secrétaire départemental de la CGT, s’est déclaré très étonné après cette annonce. Le représentant des salariés espérait que les discussions permettraient de maintenir l’événement.
Qualifiant l’interdiction de mesure disproportionnée, illégitime et dangereuse, le responsable syndical a annoncé engager une action devant la justice. L’intersyndicale prévoit de déposer un recours devant le tribunal administratif pour contester la mesure préfectorale.
Toutefois, la démarche juridique nécessite la publication officielle de la décision. Ce vendredi à 18 heures, l’arrêté préfectoral d’interdiction n’était pas encore publié. Les organisations indiquaient également n’avoir reçu aucun plan délimitant le périmètre interdit, ce qui empêchait de concevoir un tracé de substitution.
L’intersyndicale avait pourtant retenu une boucle traditionnelle dans les rues bordelaises. Le défilé devait quitter la place de la Bourse, franchir la porte de Bourgogne et emprunter le cours Victor-Hugo. Les manifestants devaient ensuite rejoindre la place de la République par la rue de Cursol.
Le trajet prévoyait de remonter ensuite le cours d’Albret vers la place Gambetta, puis de suivre le cours Clemenceau et les allées de Tourny. Le cortège devait enfin emprunter la rue Esprit-des-Lois pour revenir à son point de départ.
Selon Stéphane Obé, ce parcours traditionnel a déjà servi lors de mobilisations majeures, notamment contre la réforme des retraites. Le secrétaire départemental de la CGT fait valoir que ce tracé connu assure un meilleur encadrement de la foule qu’un itinéraire inhabituel.
Écrit par: Mathieu Romain
© REM, radio associative de l'Entre-deux-Mers et du Sud-Gironde · 98.4 FM
Commentaires d’articles (0)