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Le jeûne démystifié : entre science et mémoire du corps Guy-Arnaud Penet
Le jeûne démystifié : entre science et mémoire du corps
Il y a, dans l’amorce de la chronique Be Happy, une gaieté contagieuse qui ne tarde pas à s’effacer devant une profonde clarté de vue. L’orateur pose sa voix avec cette élégance mesurée des pédagogues qui préfèrent éclairer plutôt qu’éblouir : le jeûne n’est ni une invention contemporaine, ni un remède magique. Il est un dialogue retrouvé avec notre biologie originelle.
À l’échelle de l’évolution, l’abondance permanente et les réfrigérateurs saturés font figure d’exception. De l’animal en migration aux traditions séculaires, l’organisme vivant a toujours su faire du vide un temps de régénération. Lorsque le glucose s’épuise, le corps commute : il brûle ses réserves, reprogramme ses cellules et active une formidable mécanique de nettoyage que la recherche mondiale sur la longévité commence à peine à sonder.
Mais là où l’époque aime les panacées, le praticien oppose une sage prudence. Le jeûne prolongé n’est ni anodin ni universel. Il exige le discernement plutôt que le dogme, la mesure plutôt que l’excès.
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Le jeûne démystifié : entre science et mémoire du corps Simon Bordelais
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