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Électro District : la culture techno tourne toujours sur vinyle Electro District épisode 1
Le 18 septembre 2026, l’émission Électro District a exploré la culture de la musique électronique et du vinyle. Mary Bach, artiste et DJ, et Toche, DJ passionnée depuis trente ans, étaient les invitées de REM. Au programme : l’histoire des free parties, la place des femmes aux platines et l’agenda local.
Toche mixe de la musique électronique depuis 1996. Elle a découvert cet univers lors des premières free parties, des fêtes libres et clandestines. Cette époque marquait une liberté totale pour les organisateurs et le public, qui participaient sur le principe de la donation libre.
La DJ refuse aujourd’hui de passer au format numérique. Elle utilise exclusivement des platines traditionnelles et des disques physiques. « La musique qui est sortie sur vinyle est intemporelle », résume Toche.
Elle construit ses prestations comme une histoire continue, sans laisser de pause aux danseurs. Pour son récent passage au festival Festifl’Art, elle a fait nettoyer ses disques les plus anciens par un professionnel.
Le magasin parisien Techno Import fournit les DJ depuis plus de trente ans. Son fondateur, Mazen, a connu les débuts de la scène underground. Il voyageait alors en train à travers l’Europe pour dénicher de nouveaux disques en Belgique ou en Allemagne.
L’arrivée du numérique a bouleversé la profession. Le mixage s’est démocratisé grâce aux logiciels de synchronisation. Mazen constate que le réseau social d’un artiste compte désormais davantage que sa technique pure.
Le vinyle reste toutefois un objet de collection prisé pour les affrontements amicaux entre platinistes. Le disquaire continue de conseiller des classiques, comme les morceaux de Laurent Garnier, aux côtés des nouveautés.
La scène électronique accueille de plus en plus de femmes. La chanteuse bordelaise Sopycal a récemment franchi le pas. Elle propose des sélections radicales, composées uniquement de morceaux produits par des femmes.
Cette démarche vise à mettre en valeur des artistes issues de la culture berlinoise ou d’Amérique latine. L’artiste Umbree confirme cette évolution des programmations. Elle mélange la hard techno, un style électronique rapide et puissant, avec des sonorités sénégalaises.
« Plus on voit de femmes, plus d’autres femmes se lancent », explique Umbree. La jeune femme a vu sa carrière décoller après avoir remplacé le rappeur Damso devant douze mille personnes. La musicienne Mary Bach suit le même chemin en intégrant ses textes à ses mix.
Les artistes adaptent constamment leurs méthodes de composition. Mary Bach a d’abord écrit ses textes seule à la guitare avant de collaborer avec des arrangeurs. Elle part désormais d’une production musicale pour y poser ses mots.
Elle a également cofondé le collectif Sector 4 avec deux autres musiciens. Le producteur Ando, alias APH4ZE, fait partie de cette nouvelle structure. Il puise son inspiration dans ses émotions immédiates.
Il envisage ses morceaux comme des scènes de film. Chaque création doit comporter un début, un point culminant et une fin pour embarquer le public. Le collectif ambitionne de créer son propre label, une structure d’édition discographique.
Les musiques électroniques sortent des grandes métropoles pour animer les territoires ruraux. La soirée Ritual_2 prouve que la campagne attire aussi les amateurs de ce style musical.
L’événement s’installe à Tonneins, aux portes du Sud-Gironde. Cette date offre une alternative aux soirées bordelaises du Hangar DS ou de la Rock School Barbey.
Elle rassemble le public autour des musiques actuelles, loin des grands centres urbains. « C’est très important que ce genre d’événements existe », confie Mary Bach.
📍 Soirée Ritual_2, cours de Verdun, Tonneins
🕐 10 octobre 2026
📍 Concert de La P’tite Fumée, Rock School Barbey, Bordeaux
🕐 16 octobre 2026
📍 Soirée avec Contrefaçon et Hathora, Hangar DS, Bordeaux
🕐 23 octobre 2026
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