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L'émission locale d'octobre : les besoins des enfants, avec Francis Zaghet L'émission locale, avec la Mission Locale du Sud-Gironde
Les jeunes de la Mission Locale du Sud-Gironde reprennent le micro de REM. Pour ce numéro d’octobre, ils posent une question franche : quelle place la France fait-elle aux enfants ? Leur invité, Francis Zaghet, préside la communauté de communes du Réolais en Sud-Gironde.
L’émission locale est conçue, écrite et animée par des jeunes accompagnés par la Mission Locale du Sud-Gironde. Thomas et son co-animateur tiennent l’antenne. Léo mène l’interview. Mélina signe un texte personnel. Juliette part en micro-trottoir. Rayan s’occupe d’une partie de la musique. Andrew, absent ce jour-là, a participé à la préparation.
L’enregistrement a lieu à la Maison des services au public de la communauté de communes. L’invité le rappelle à l’antenne : il a lancé ce projet une dizaine d’années avant son inauguration.
Mélina ouvre le fond de l’émission par un texte lu à voix posée. Elle y parle de l’enfance quand la maison fait peur. Son idée centrale : la violence faite aux enfants et celle faite aux femmes forment une seule histoire, qui se transmet. Elle salue les lois et les numéros d’urgence, mais rappelle qu’une loi ne remplace pas un adulte formé qui écoute. Elle conclut sur un appel : apprendre à écouter les enfants avant qu’ils ne grandissent dans le silence.
Le 119, Allô enfance en danger, et le 3919, pour les femmes victimes de violences, sont gratuits et joignables à toute heure.
Juliette a interrogé deux habitants, Élodie et Steve. Élodie note de vrais progrès dans la loi, comme l’interdiction de la fessée. Elle déplore en revanche le manque de moyens humains sur le terrain. Steve compare avec le passé, quand des enfants quittaient l’école pour travailler. Il estime aussi que les médias et les réseaux sociaux grossissent certains faits divers.
Côté souvenirs, le ton s’allège. Élodie se rappelle le téléphone fixe et les appels surveillés parce qu’ils coûtaient cher. Steve, lui, n’a pas oublié le sirop de navet que sa mère lui faisait boire.
Francis Zaghet est maire de Pondaurat et président de la communauté de communes du Réolais en Sud-Gironde, qui regroupe 41 communes. Il résume le rôle de l’intercommunalité en une phrase : faire ce qu’une commune seule ne peut pas faire. Une commune de 450 habitants ne peut pas construire une crèche ou faire tourner une école de musique.
Sur son engagement, il remonte au comité des fêtes de son village et au football, qu’il pratique depuis l’enfance. Joueur, capitaine, entraîneur puis président de club, il est toujours dirigeant du Football Club Pays Aurossais. Il raconte les coups de fil du quotidien d’un maire : un colis perdu, une taxe foncière qui grimpe, un chien qui aboie. Il parle aussi d’argent sans détour : environ 800 euros d’indemnité par mois comme maire, pour trente à quarante heures par semaine entre ses deux mandats.
L’enfance-jeunesse ne fait pas partie des compétences obligatoires d’une communauté de communes. Francis Zaghet la présente pourtant comme une compétence majeure du Réolais. Il cite quatre crèches, quatre centres de loisirs et un point ados. Il ajoute quatorze médiathèques, dont deux têtes de réseau à Gironde-sur-Dropt et à La Réole, et une école de musique d’environ 250 élèves. Un pôle sportif intercommunal se trouve à Auros, et la collectivité soutient de nombreux clubs et associations.
Pour les familles, il place l’emploi et la mobilité en tête des besoins. La communauté de communes a rejoint le syndicat Sud-Gironde Mobilités. Celui-ci gère des lignes régulières gratuites, un transport à la demande et un transport d’utilité sociale pour les personnes les plus fragiles.
Léo lui demande pourquoi c’est gratuit. La réponse est pratique. Les élus sont allés voir à Marmande et à Libourne. Un tarif aurait freiné les familles sans moyens. Il aurait aussi fallu payer un agent pour encaisser, et gérer les conflits dans le bus. Seul le transport d’utilité sociale reste payant, avec un tarif qui suit les revenus. Le président annonce l’arrivée prochaine du Bazadais dans le syndicat, et donc de nouveaux circuits.
Léo est lui-même inscrit à la Mission Locale. Francis Zaghet explique le lien : la communauté de communes verse chaque année une participation par habitant et envoie des élus siéger au conseil d’administration, présidé par Luc Sonilhac. Il invite les jeunes à pousser la porte, pour un conseil d’orientation ou simplement un soutien moral.
La conversation glisse vers Parcoursup. L’invité juge qu’un nouveau modèle reste à inventer. Mélina intervient alors : au lycée, toutes les demandes de sa classe ont été refusées. Francis Zaghet évoque le Campus connecté Sud Gironde, à Saint-Macaire puis à La Réole. Il permettait de suivre des études à distance près de chez soi, avec un tuteur. Selon lui, il n’a pas survécu à la fin du financement de l’État.
Pour finir, il souhaite aux jeunes d’être heureux et de trouver leur voie, dans un monde qu’il juge plus anxieux qu’à son époque. Et quand Thomas lance que c’était mieux avant, il répond en riant que ça peut être mieux demain.
Chaque jeune a choisi un morceau et l’a présenté à l’antenne. Léo ouvre avec « 7 Vies » de Lacrim, au piano de Sofiane Pamart, un récit d’enfance difficile. Mélina a choisi « Kid » d’Eddy de Pretto, sur les injonctions à la virilité. Rayan avoue avoir demandé conseil à une intelligence artificielle : elle lui a soufflé « Mistral gagnant » de Renaud, qu’il ne connaissait pas. Francis Zaghet y retrouve les bonbons achetés avant le catéchisme. Juliette clôt avec « L’effet de masse » de Maëlle, sur le harcèlement scolaire.
Avec Francis Zaghet, président de la communauté de communes du Réolais en Sud-Gironde. Animation et chroniques : Thomas, Théo, Léo, Mélina, Juliette et Rayan, jeunes de la Mission Locale du Sud-Gironde. Préparation : Andrew. Production : REM, 98.4 FM.
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L’émission locale d’octobre : les besoins des enfants, avec Francis Zaghet Mathieu Romain
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