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Caps Nègues : chanter debout contre la maladie PSP Alain Pierre
Caps Nègues : chanter debout contre la maladie PSP
En terre bazadaise, la fraternité ne se négocie pas. Elle s’enracine dans la boue des terrains de rugby, s’éprouve autour d’une table et se scelle dans le timbre franc du verbe gascon.
Puis le silence a voulu s’imposer. Quand la paralysie supranucléaire progressive (PSP) s’est abattue sur Dominique Ludo — l’indispensable « Txomin », poète et fondateur des Caps Nègues —, elle s’est attaquée à ce qu’il avait de plus précieux : l’équilibre, le geste, la parole. Mais face à cette pathologie rare qui fige les corps, l’ami a formulé un vœu impérieux : que les guitares ne se taisent jamais.
Alors, la tribu s’est rassemblée.
Au micro, Sophie a repris le flambeau avec une pudeur habitée, entourée d’Alain et des complices de toujours. Quand sa voix s’élève, claire et fière, elle ne fait pas que porter des notes : elle restitue à Txomin chaque mot qu’on lui dérobe. Le gascon cesse d’être une langue d’antan pour devenir un bouclier, une façon viscérale de refuser l’oubli.
Soutenus par Claire de Sévérac, présidente de PSP France, et les bénévoles du Rotary Club, les Caps Nègues transforment l’épreuve en élan populaire. Sur la scène de Bazas, il n’y a pas de place pour le lamento. Il n’y a que la chaleur des gens d’ici, debout dans la lumière, chantant à pleins poumons pour que la recherche avance et que l’amitié, elle, demeure invaincue.
Un texte formulé par Simon Bordelais.
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Caps Nègues : chanter debout contre la maladie PSP Simon Bordelais
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